Deprime post concert : Muse Amneville
J'ai eu la chance (car c'est une chance) d'aller voir Muse en concert à Amneville le 1 novembre dernier. Mon premier concert du genre (Nicolleta à 14 ans avec ma grand mère et la fête de la musique avec Archimède dans mon village ne comptant pas vraiment comparé à ca).
Je ne suis pas fan, mais j'y ai été avec deux fans (mon petit ami et un bon ami à lui). Moi, Muse j'aime beaucoup. Le dernier album me parle énormément, mon petit ami m'a charmée à grand coup de Unintended et Starlight au début de notre relation (3/4 ans donc que ca dure), et j'associe Muse à lui, tout naturellement.
Je ne serais pas aller les voir en concert si Lio n'avait pas été fan, préférant des groupes comme Rammstein (que là, oui spontanément jJE VEUX et je vais aller voir).
Pourtant, une fois dans la file d'attente, une certaine frénésie m'a prise. Nous étions dans les 1000 premières personnes devant les grilles, puis devant dans la fosse. J'ai tendance à m'impregner des émotions des autres, une certaine forme d' empathie naturelle, et là je dois dire que je commancais vraiment à bouilloner avec les 10 000 personnes du Galaxie.
Après une première parti vraiment à chier (et pourtant en général je suis gentille mais là se fut terrible niveau sonore), les instrument du groupes ont été apportés. Et puis la musique à démarrée.Et puis le groupe est entré en scène(enfin apparu sur scène). Et puis Matthew Bellamy était juste devant nous, assez près pour qu'on voit ses doigts et ses lèvres nettement (sachant qu'il chante et joue de la guitare, les lèvres et les doigts sont des partis de son corps importante, ne voyez rien de pervers la dedans).
Là, j'ai compris.
Ce mec est dangereux. Ce groupe est dangereux. Pas dans un sens violent, mais dans le sens que la musique, les sonorités, la voix , les textes sont très parlant (pour moi) et en concert libèrent une énergie délirante. Et dans la fosse, tout devant, malgré le fait d'être écrasée de toute part (je fais 40kg je vous laisse imaginer comme je valsais), d'avoir mal au cou, d'être déshydratée, je fixais la scène comme une fan lambda. Bon, je ne me suis pas mise à crier MATTHHHHHHHHHHHHHEWWWWWW MUSSSSSSSSSSSSSE comme beaucoup de gens dans la salle, mais j'ai quand même bien geulé, et fait la gentille soldat en levant le bras quand le chanteur le demandait.
(non j'ai pas honte ).
Cette sorte de fascination marchait surtout pour certaines chansons -chansons que j'ai dans la tête en permanence quelques jours après encore.
D'ailleurs, ca me déprime. Comme un manque, quand j'écoute l'album, j'en suis limite à pleurer. Ca s'atténue, mais le lendemain du concert, en regardant des vidéos prises par des gens (les miennes avec le portable étant merdiques), j'avais une boule au ventre, une boule dans la gorge, et je me sentais mal.
Là encore, en faisant le ménage, j'avais "United States of Eurasia" dans la tête (et en prime je travaille la géographie : l'Union Européene, c'est dans le thème).
C'est très perturbant comme phénomène. Comme quand mon copain part en stage, où un parfum, un aliment en lien avec lui va me déprimer. Là, ce sont des images, des sonorités qui me déprimes.
On m'avait prévenu -mon petit ami et son copain qui connaissent bien ce phénomènes, étant habitués des concerts. Mais moi, cette impression d'être droguée en manque ou nostalgique de Muse, ca me fait bizzare. Bon, j'avoue, je pourrais être considérée comme fan maintenant.
Le seul truc qui me fait rire c'est sur la chanson "I Belong to You" quand Matthew chante en français (ayant une licence d'anglais, j'ai moi aussi du prononcer des trucs imprehensibles pour un anglais donc je lui pardonne), quand il chante "wipponzamatendwesseuuuu" (comprenez, "répond à ma tendresse").
Les 8 et 21 décembre, je vais aller voir Rammstein en concert, et la, je suis déja fan d'avance. Je n'ose pas imaginer la grosse déprime qui va suivre !!!


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